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L'abbaye Notre-Dame d'Ourscamp 

À l'emplacement d'un ancien oratoire fondé par saint Éloi en 641, l'abbaye Notre-Dame d'Ourscamp fut établie en 1129 par saint Bernard.

Elle devint l'un des plus importants monastères cisterciens de la France du Nord. 1941 : Installation dans les lieux de la Congrégation des Serviteurs de Jésus et de Marie qui en est propriétaire aujourd’hui.       

Les serviteurs de Jésus et de Marie

Congrégation fondée en 1930 par le Père Lamy, les Serviteurs de Jésus et de Marie peuvent se définir à partir des grands points suivants : la vie en communauté, la prière et le service. Elle donne une place toute spéciale à la Vierge-Marie.

 

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 « Nous sommes des frères qui avons trouvé refuge en Marie. Conscients de nos limites mais sûrs de l’amour de Dieu, nous choisissons de vivre en communauté pour apprendre à accueillir et à aimer - dans la simplicité, la liberté intérieure et le pardon mutuel - l’autre tel qu’il est, avec ses talents et ses fragilités.

 

Notre vie fraternelle donne l’humble témoignage qu’il est possible de vivre ensemble avec des humanités bien différentes. »  Nous consacrons une grande partie de notre temps à la prière dans laquelle s’enracine notre mission d’éducateurs de la foi des jeunes et des enfants : accueil, prédication de week-end, patronage, aumôneries, missions d’évangélisation, accompagnement… »                        

« À la suite de Marie, donner Jésus Christ au monde. »                                                                                                

 

Les icônes de l’oratoire de l’Aile de Lorraine

Ce fut une merveilleuse rencontre et une collaboration inspirante avec les Serviteurs . 

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Commentaire de Père Eric de Thézy, supérieur général des Serviteurs de Jésus et de Marie

Pourquoi ces icônes ?

Lorsque nous avons commencé à évoquer la Croix, les statues et les objets religieux qui orneraient cet oratoire, quelqu’un a proposé de mettre sur le mur du fond une grande croix avec une statue de la Vierge Marie au pied de cette Croix.

 

Un frère a réagi en disant : « non, sur le mur du fond, cela doit être une scène de gloire ; la croix, c’est au niveau de l’autel ».

J’aime beaucoup cette manière de voir : L’autel est vraiment le lieu du sacrifice. C’est pourquoi il doit toujours y avoir une croix au niveau de l’autel. Par sa Croix, le Seigneur nous fait entrer dans son repos.

 

Au-delà de la croix, après cette vallée de larmes (Salve Regina), il y a la gloire. Nous sommes invités, par ces icônes, à regarder au-delà de ce qui est visible actuellement. Le but des icônes, c’est de dévoiler (c’est le sens du mot apocalypse) quelque chose du ciel.

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A- L’icône du Christ en gloire

Au centre de ce polyptyque, nous voyons l’icône du Christ en gloire. Jésus est au centre ; il est appelé à être aussi au centre de notre existence : « tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus, en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père » (Col 3, 17).

Tous les personnages sont tournés vers lui. Il est l’Alpha et l’Oméga. Tous ont les mains tendues vers lui car il est le Sauveur.

 

Je retiendrai 3 éléments principaux de cette icône en partant de l’extérieur :

- Les 4 animaux : c’est premièrement par les évangiles que nous connaissons Jésus ; - La mandorle et le dégradé de bleu : Jésus nous fait connaître Dieu : - L’arc-en-ciel sur lequel Jésus est assis, la bénédiction et la paix : Jésus vient nous sauver.

1- Les 4 animaux

Aux 4 angles de l’icône, nous voyons les 4 vivants dont parle le prophète Ezéchiel (1, 5) et le livre de l’Apocalypse : « 6 Au milieu du trône et autour de lui, se tiennent quatre Vivants, constellés d'yeux par-devant et par-derrière. 7 Le premier Vivant est comme un lion; le deuxième Vivant est comme un jeune taureau; le troisième Vivant a comme un visage d'homme; le quatrième Vivant est comme un aigle en plein vol. » (Ap 4)

Que font ces quatre vivants ? Ils rendent gloire à Dieu : « Les quatre Vivants … ne cessent de répéter jour et nuit : "Saint, Saint, Saint, Seigneur, Dieu Maître-de-tout, Il était, Il est et Il vient." » Et ils nous invitent à faire de même : « 9 Et chaque fois que les Vivants offrent gloire, honneur et action de grâces à Celui qui siège sur le trône et qui vit dans les siècles des siècles, 10 les 24 Vieillards se prosternent devant Celui qui siège sur le trône pour adorer Celui qui vit dans les siècles des siècles; ils lancent leurs couronnes devant le trône en disant: 11 "Tu es digne, ô notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire, l'honneur et la puissance, car c'est toi qui créas l'univers ; par ta volonté, il n'était pas et fut créé." »

Ces ‘quatre Vivants’ symbolisent les 4 évangélistes. Les 4 évangiles nous font connaître Jésus et lui rendent gloire. Chacun nous le fait connaître selon un point de vue particulier. Comme chacun sait, il faut plusieurs points de vue pour mieux apprécier le relief de quelque chose. Quand on réduit à un seul point de vue, cela aplatit tout !

Chacun des quatre évangiles met en avant différents aspects de sa personne et de son ministère :

 - Matthieu écrit principalement pour un public juif et insiste sur l’accomplissement des prophéties de l’Ancien Testament. Il présente Jésus comme le roi et le Messie attendu, descendant de David et accomplissant la Loi. Il insiste sur l’autorité de Jésus et son rôle de nouvel enseignant de la Loi divine.

- L’évangile de Marc est le plus court et le plus dynamique, mettant l’accent sur les actions de Jésus plutôt que sur ses discours. Il montre Jésus comme un serviteur puissant et actif, accomplissant miracles et exorcismes. Il insiste sur la souffrance de Jésus et son rôle rédempteur, avec un style direct et vivant.

- Luc écrit pour un public grec et insiste sur l’universalité du salut offert par Jésus. Il présente Jésus comme plein de compassion, particulièrement envers les pauvres, les pécheurs et les marginaux. C’est l’évangile de la joie et de la miséricorde. Il met en avant l’humanité de Jésus, en soulignant son rôle de Fils de l’Homme qui vient sauver tous les peuples.

- Jean adopte une approche plus spirituelle et théologique. Il insiste sur la divinité de Jésus, en le présentant comme le Verbe fait chair et en mettant en avant son unité avec le Père. Son évangile est centré sur les "signes" (miracles) et les grands discours de Jésus, qui révèlent son identité divine.

En résumé, Matthieu montre Jésus comme le Messie royal, Marc comme le Serviteur souffrant, Luc comme le Sauveur universel et Jean comme le Fils de Dieu.

Si on désire mieux connaître Jésus, il faut commencer par avoir un contact plus fréquent avec l’évangile.

2- Le Christ dans la gloire exprimée par la mandorle

Le mot ‘mandorle’ vient de l'italien et signifie ‘amande’. Cette figure, en forme d'ovale ou d'amande qui entoure le Christ, représente la gloire du Ciel. L'amandier, que voit le prophète Jérémie (1, 11), signe le retour du printemps. Alors que les arbres à feuilles caduques sont encore loin d’avoir des feuilles à la fin de l’hiver, déjà des fleurs éclosent sur le bois de l’amandier. De même, nous pouvons déjà entrevoir la gloire de Dieu même si nous sommes dans un monde marqué par le mal et la souffrance.

 

La mandorle est comme une ouverture, une fenêtre vers le ciel, vers le monde divin. Le bleu qui entoure le Christ est de plus en plus profond en allant vers le centre. Jésus nous donne accès aux profondeurs du mystère de Dieu. Il nous introduit dans le mystère de la vie divine. Le Seigneur Jésus « nous a donné, par la foi, l'accès à cette grâce dans laquelle nous sommes établis » (Rm 5, 2). « Personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père » (Jn 6, 46).

 « Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître » (Jn 1, 18 ; https://saintebible.com/john/1-18.htm).

« Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. » (Mt 11, 27) « 15 Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né, avant toute créature : 16 en lui, tout fut créé, dans le ciel et sur la terre. Les êtres visibles et invisibles, Puissances, Principautés, Souverainetés, Dominations, tout est créé par lui et pour lui. 17 Il est avant toute chose, et tout subsiste en  lui. 18 Il est aussi la tête du corps, la tête de l’Église : c’est lui le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin qu’il ait en tout la primauté. 19 Car Dieu a jugé bon qu’habite en lui toute plénitude 20 et que tout, par le Christ, lui soit enfin réconcilié, faisant la paix par le sang de sa Croix, la paix pour tous les êtres sur la terre et dans le ciel. » (Col 1)

Celui qui est assis sur le trône est auparavant celui qui a donné sa vie pour nous, qui a souffert la mort. Il est passé du trône de la Croix à celui de la gloire. Maintenant il règne avec autorité et puissance.

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3- Jésus vient nous sauver

a- Le Christ assis sur l’arc en ciel

La position assise indique la royauté du Christ. « 4, 1 J'eus ensuite une vision : … 2 un trône était dressé dans le ciel, et, siégeant sur le trône, Quelqu'un... 3 Celui qui siège est comme une vision de jaspe et de cornaline; un arc-en-ciel autour du trône est comme une vision d'émeraude. »(Ap 4) De nombreux psaumes célèbrent la royauté du Christ, notamment les psaumes du règne. Le psaume 46 est utilisénotamment lors de la fête de l’ascension : « Il règne, Dieu, sur les païens, Dieu est assis sur son trône sacré » (Ps 46,9). Le Christ est assis sur l’arc-en-ciel de l’Alliance : « je mets mon arc au milieu des nuages, pour qu’il soit le signe de l’alliance entre moi et la terre » (Gn 8, 13). L’arc en ciel signe la réconciliation après le déluge. Jésus siège sur un monde qu’il a réconcilié par sa mort et sa résurrection.

b- Le geste de bénédiction de la main

Ce geste se réfère notamment au moment de l’Ascension. « 50 Puis Jésus les emmena au dehors, jusque vers Béthanie ; et, levant les mains, il les bénit. 51 Or, tandis qu’il les bénissait, il se sépara d’eux et il était emporté au ciel. » (Lc 24) « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 20). Le geste de la main montre que Jésus bénit le monde. Comme le disait le pape François : « Bénir, c’est dire du bien, le dire avec amour. … Dieu dit du bien de nous, ses enfants aimés, et ainsi il nous encourage à aller de l’avant.… Nous venons à la messe avec la certitude d’être bénispar le Seigneur et nous sortons pour bénir à notre tour, pour être des canaux de bien dans le monde. … Le Seigneur

désire dire du bien de son peuple, il est heureux de faire sentir son amour pour nous. » (23 juin 2019) À notre tour, nous sommes invités à bénir : « bénissez ceux qui vous maudissent » (Mt 5, 44). Les doigts de sa main droite nous rappellent le mystère de notre foi chrétienne : trois personnes de la Trinité (pouce, index et majeur levés ensemble) et les deux natures du Christ (annulaire et auriculaire repliés vers la paume).

Avec sa main gauche, Jésus nous ouvre à l’intelligence des Écritures, lui le Verbe de Dieu.

c- La paix soit avec vous

À un certain moment, l’iconographe – Gilles Weissmann – m’a appelé pour demander : qu’est-ce qu’on écrit sur le livre ? Certains ont d’abord pensé à une phrase comme « Je suis le chemin, la vérité et la vie », ou « je ne suis pas venu pour être servi mais pour servir», … Finalement, la phrase qui a remporté l’adhésion est : « La paix soit avec vous ! ».

Je trouve que cela a beaucoup de sens. Le Christ de cet icône est aussi Jésus ressuscité qui

apparaît le soir de Pâques à ses apôtres réunis dans le Cénacle. Le Christ qui a traversé la mort est vraiment celui qui nous donne la paix : « 19 Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : ‘La paix soit avec vous !’ 20 Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. 21 Jésus leur dit de nouveau : ‘La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie.’ 22 Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : ‘Recevez l’Esprit Saint. 23 À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus.’ » (Jn 20)

C’est grâce à sa mort et sa résurrection que nous est donnée la grâce de la paix. Nous sommes appelés à porter notre regard vers Jésus qui nous donne la paix. C’est un appel à déposer nous aussi non seulement nos souffrances et épreuves, mais aussi nos péchés, afin de recevoir la paix. En effet, après avoir dit « la paix soit avec vous », Jésus a donné à ses apôtres le pouvoir de pardonner les péchés. Cet oratoire se veut un lieu de paix par la rencontre de Jésus qui nous donne le pardon et la paix.

B- Les icônes des saints qui entourent le Christ

Tous les saints sont tournés vers Jésus qui les a sauvés. Leurs regards et leurs mains sont orientées vers Jésus. On peut comprendre leur geste d’abord comme un geste d’accueil : ils ont tout reçu de Jésus ; c’est lui qui les a sauvés. Les saints attendent et ont besoin de la miséricorde de Jésus. Et en même temps, c’est un geste d’offrande : ils se donnent à Jésus (donner et recevoir).

Il est bon de vivre notre prière en compagnie des saints : de chaque côté de Jésus : Marie et Jean-Baptiste ; aux extrémités : Joseph à côté de Marie et l’apôtre Jean à côté de Jean-Baptiste, il sont en quelque sorte les deux premiers serviteurs de Jésus et de Marie.

Chaque saint est différent. Certains sont plus contemplatifs (Marie et Jean l’évangéliste) ; d’autres sont plus actifs (Jean-Baptiste et Joseph). Ils sont tous différents et nous appellent à répondre à la vocation personnelle qui est la nôtre.

Sur le côté, l’ange gardien dont la disproportion montre combien nous pouvons lui faire confiance. Et enfin le Lavement des pieds, cher aux SJM.

1- Icône de Marie

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La Vierge Marie en geste d’hodiguitria (celle qui montre le Chemin). Elle semble nous dire comme à Cana : « faites tout ce qu’il vous dira ! ». Elle nous oriente vers le Christ

Marie est en même temps priante et offrante (les deux mains ouvertes). Elle implore le Christ pour nous.

L’expression des mains de Marie : Elles ont une forme réceptive, un peu comme la coupe tournée vers le haut.

Le manteau bleu est la couleur habituelle par laquelle on parle de Marie. Le bleu indique l’immortalité, l’infini, le cosmos, l’accueil, le calme.

La robe rouge indique la royauté de Marie. On peut tout demander en passant par elle. Il y a plein de grâces qu’elle nous obtient. Cela est figuré par les franges du vêtement de Marie : Au début, Gilles n’avait pas l’intention d’en faire. Mais c’est constant dans la tradition. Cela exprime un rayonnement qui va vers le bas, comme une pluie. On peut penser aux rayons de la Vierge de la rue du Bac : il y a de nombreux rayons descendants mais certains sont éteints car on ne pense pas à recourir à Marie.

 

Les 3 étoiles indiquent sa virginité avant, pendant et après la naissance de Jésus. Toute pure, Marie est transparente à la grâce ; elle ne garde rien pour elle ; elle « ne prend pas de commission ». Le vert indique la vie à la surface de la terre.

2- Icône de Saint Joseph

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La main droite a un geste d’ouverture un peu moins tourné vers le haut que Marie.

Il est le « faiseux » Il n’est pas dans les discours. On le voit dans son attitude où il est en mouvement. C’est un modèle d’obéissance prompte.

Il tient délicatement un bâton fleuri. Ce symbole trouve son origine dans des récits apocryphes, notamment dans le Protévangile de Jacques et d'autres textes anciens. Ces récits rapportent un épisode lié à la « sélection » de Joseph comme époux de la Vierge Marie par les prêtres de l’époque. Ils ont demandé un signe et le bâton de Joseph a fleuri !

La fleur est une fleur de nard dans d’antiques représentations. Ce n’est que plus récemment que cela a été remplacé par un lys. La fleur de nard se trouve au Moyen- Orient et chez nous. Elle a été choisie par le pape François dans son blason. Le nard indique l’amour éternel. Il est jeune. C’est un vrai époux pour Marie, même s’ils n’ont pas eu de relations sexuelles.

3- Icône de Jean-Baptiste, Prodromos

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Jean-Baptiste désigne le Christ comme Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde. Il est le plus incliné conformément à son attitude : « qu’il croisse et que je diminue ».

Il est en marche.

 

Saint Jean-Baptiste est souvent vêtu de vert, la couleur de l’Esprit Saint. Saint Jean-Baptiste qui porte la tunique des ascètes en poil de chameau invite à la conversion en vue du Royaume de Dieu. Ce vêtement est souvent représenté en brun-gris, ici en brun-violacé.

Il vit dans le désert et s’habille avec ce qu’il trouve sur place. Sa chevelure indique une âme un peu rebelle. Il a dans sa chevelure de petits tourbillons qui montent vers le ciel, de petits crochets. Adam, Elie et André ont le même type de cheveux.

4- Icône de saint Jean (Théologos)

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Il est représenté vieux parce que très sage. Il est représenté vieux quand il est représenté en tant qu’évangéliste ; jeune quand il est avec les autres apôtres.

Jean est plus statique que Jean-Baptiste. Il a un manteau rose. Le rose indique une certaine douceur : un feu adouci par le blanc. Le bras droit de saint Jean a une posture particulière. Il serre son évangile sur son coeur comme si c’était un bébé.

Il a une forme de tendresse à l’égard du livre.

5- L’ange

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L’ange gardien, si présent dans la vie du Père Lamy nous rappelle qu’ « entre le ciel et nous la distance n’est que celle d’une feuille de papier à cigarette » selon son expression…

 

Il est habillé comme un dignitaire de la cour byzantine. Il a de belles plumes ! Le petit enfant est un pèlerin : il a un bâton et une pèlerine. Il est en mouvement.

Ce qui est marquant, c’est la disproportion entre l’ange et son protégé. Les anges ne sont pas pour les rationalistes mais pour les tout-petits qui acceptent de se laisser conduire et de se laisser aider. « Je te bénis Père, ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits » (Mt 11, 25). « Leurs anges voient la face de Dieu » (Mt 18, 10).

6- Icône du lavement des pieds

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Le lavement des pieds des apôtres est le signe du Christ Serviteur dans lequel nous voulons vivre notre vie consacrée. Nous sommes invités à vivre un apostolat d’humilité et de charité à la suite du P. Lamy. Dans le lavement des pieds, tous les regards convergent vers la scène du lavement des pieds sauf celui de Judas.

Judas regarde ailleurs ; il regarde vers la sortie. Normalement les personnages des icônes nous regardent parce qu’ils entrent en relation. Ce n’est pas le cas de Judas qui est de profil : c’est le signe du mensonge, de la fausseté.

Liens vers la cérémonie de bénédiction de l’oratoire :

38 rue des Moines

75017 Paris, France

© 2025 par Gilles Weissmann artiste peintre & iconographe

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